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Musées de Marseille

Objets migrateurs. Trésors sous influences
Exposition du 8 avril au 16 octobre 2022
à la Vieille Charité, Marseille

 

Les « objets migrateurs » ont toujours existé, qu’il s’agisse d’hommes, de langues, de musiques, de religions, de pratiques culinaires ou d’artefacts.

Aujourd’hui, l’accueil de ceux que l’on nomme « migrants » bouleverse l’actualité, particulièrement en Méditerranée. Partant de ce constat, les Musées de Marseille dépassionnent l’idée de migration, et montrent comment les objets migrateurs ont construit la civilisation qui est la nôtre et à la faire évoluer.

 

Cette exposition phare de l’année culturelle de la Ville de Marseille, sous le commissariat de Barbara Cassin, membre de l’Académie française, interroge les déplacements inhérents à la vie des objets, des individus et des cultures.

L’exposition « Objets migrateurs. Trésors sous influences » prend la forme d’une rencontre inédite permettant de découvrir des vestiges archéologiques, des tableaux ou des dessins anciens et contemporains, des types de monnaies, des photographies, des pièces d’arts décoratifs et de mode ainsi que des objets d’art africains, amérindiens ou océaniens.

Pour la première fois, l’ensemble des collections muséales de la Ville de Marseille est mobilisé pour créer de véritables dialogues entre Antiquité et production contemporaine, entre objets précieux et objets du quotidien. L’exposition présente ainsi des objets d’époques, d’origines géographiques et de techniques de constructions différentes, à l’image des collections des Musées de Marseille.

L’exposition sera aussi l’occasion d’organiser des tables rondes autour des thèmes suivants : restitutions du patrimoine, techniques de création et processus inclusifs de construction.

Cette exposition, puissante et politique, avec notamment le projet « La Revue Sonore », donne également la parole aux exilés marseillais et à leurs descendants.

Ce rendez-vous souligne l’ambition de la municipalité de renforcer les échanges culturels et de permettre à l’ensemble des Marseillaises et des Marseillais d’accéder à la culture.

 

« Aujourd’hui où, particulièrement en Méditerranée, l’accueil de ceux que l’on nomme « migrants » est à l’ordre du jour, nous voulons dédiaboliser l’idée de migration et montrer comment les objets migrateurs servent à constituer cette civilisation que nous disons nôtre, à la diffuser et à la faire évoluer. C’est à l’évidence un projet politique que cette exposition.

L’une des originalités de l’exposition est de faire dialoguer l’antique et le contemporain, entre objets d’art les plus précieux et objets du quotidien. Ainsi, on verra côte à côte dans la chapelle une coupe qui n’était jamais sortie de l’Ashmolean Museum présentant Ulysse sur son radeau fait de deux amphores, et un ecoboat en bouteilles de plastique… Il s’agit de faire l’inventaire des types de transformation dus aux migrations. »

Barbara Cassin, commissaire de l’exposition (propos tiré du catalogue de l’exposition)

 

L’exposition.

Grand événement culturel de l’agenda de la Ville de Marseille, l’exposition se déploie dans l’ensemble des espaces du Centre de la Vieille Charité (2e arrdt.), une disposition inédite dans l’histoire des musées de Marseille.

Les galeries d’exposition temporaire, la chapelle Puget, les parcours permanents du Musée d’Archéologie Méditerranéenne (MAM – dont la salle Roquepertuse) ainsi que le musée d’Arts Africains, Océaniens, Amérindiens (MAAOA) reçoivent les « Objets Migrateurs ».

L’École des Hautes études en sciences sociales, le Centre Norbert Elias et le Centre international de poésie de Marseille, installés sur ce site, travaillent également à enrichir l’exposition.

La médiation du parcours : du très classique cartel muséal aux biographies subjectives, en passant par la musique et la poésie. De sa construction à sa mise en vitrine, chaque étape de la vie de l’objet est décrite.

Au fil de la déambulation, le visiteur peut, par exemple :

– découvrir l’écho d’une œnochoé (pichet à vin) de 1 500 avant J-C, exposé dans l’étoffe d’un vêtement dessiné par Mariano Fortuny au début du XXème siècle,

– admirer une urne grecque charriée par la mer jusqu’à Marseille à l’époque de sa fondation,

– s’amuser de la survivance des traits d’un Zeus-Ammon du Ve siècle avant J-C, gage des échanges respectifs entre les religions libyennes, grecques et égyptienne de l’Antiquité.

L’exposition bénéficie de prêts exceptionnels et internationaux, concédés par les Musées de Marseille, par l’Ashmolean Museum d’Oxford, la Fondation Gandur de Genève, le musée des Civilisations noires de Dakar, le Mucem, le musée du Quai Branly – Jacques Chirac, la Glyptothek de Munich ou encore le musée du Louvre.

 

Commissariat général de l’exposition

Barbara Cassin, philologue et philosophe est médaillée d’or du CNRS et membre de l’Académie française. Spécialiste de la Grèce ancienne, elle a notamment dirigé le Vocabulaire européen des philosophies, Dictionnaire des intraduisibles (Seuil-Robert, 2004), traduit dans une dizaine de langues. Barbara Cassin a également été commissaire de l’exposition « Après Babel, traduire » (Mucem, 2016-2017) exposée dans d’autres lieux (Fondation Bodmer, 2017-2018 ; Musée de l’immigration de Buenos Aires, 2022). Cette exposition marque une nouvelle étape dans ses recherches en France et à l’international.

 

Commissariat de l’exposition

Muriel GARSSON, conservateur du Musée d’Archéologie Méditerranéenne – chercheur associé au CNRS

Manuel Moliner, archéologue, conservateur en chef au Musée d’Histoire de Marseille.

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