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Vie digitale, l’exposition.

L’exposition VIE DIGITALE de Rodolphe Barsikian, initialement prévue du 19 au 29 novembre ne pourra se tenir en raison du contexte sanitaire et des directives gouvernementales. Elle est reportée du 18 au 28 mars 2021, au 7 rue Froissart (Paris, 3e).

Toutefois, le 19 novembre, date à laquelle devait avoir lieu le vernissage de l’exposition, ne doit pas être rayée de vos agendas : nous organisons une conversation Live Instagram entre l’artiste Rodolphe Barsikian et le commissaire de l’exposition Paul Ardenne.

Retrouvez le replay du Live Instagram sur l’IGTV du compte de l’artiste [ Cliquez ici ]

 

 

EXPOSITION REPORTÉE EN MARS 2021

Rodolphe Barsikian est un artiste d’aujourd’hui : ses techniques fétiches sont l’ordinateur, la souris de l’ordinateur et les logiciels de graphisme. Avec la passion du dessin chevillée au corps, il invente des formes, des trajectoires, des broderies numériques.

Chez lui, pas de représentation identifiable, pas de corps humain, pas d’histoire que l’on raconte, pas d’allégorie, pas de message politique, ou social. Il est animé par une volonté de liberté insatiable, par rapport à l’univers même du graphisme, dont les images sont standardisées.

Ses compositions génèrent la mémoire d’une existence en mouvement pour laquelle l’exercice du dessin est le battement de cœur, le sismographe, avec cette motivation profonde : enregistrer chaque instant pulsionnel, chaque vibration, chaque sensation.

Il tend à une abstraction faite de lignes, d’entrelacs, de superpositions, de nœuds. C’est une fabrique du visible, avec des images radicales et pures dans leur conception et volontiers délirantes une fois livrées au spectateur.

L’exposition du mois de mars 2021 au 7, rue Froissart réunit une sélection de ses œuvres les plus récentes. L’artiste prend le soin de scénographier ses expositions, lui-même, évitant tout conformisme, faisant surgir des cohabitations surprenantes dans chaque salle, d’une manière peu académique mais jamais incohérente.

Sur les cimaises, des tableaux : ses compositions graphiques, imprimées depuis l’image de l’ordinateur.

Ceux-ci sont présentés en diptyques ou en triptyques, certains, à la manière des anciens retables, sont dotés de volets latéraux eux aussi armoriés au moyen d’autres travaux graphiques de l’artiste.

Il peut faire jouer également un principe de transparence quand il autorise la superposition des œuvres présentées, à travers des « modules » tridimensionnels, pouvant s’assimiler à des sculptures. Composées de plaques ou de fragments de plexiglas découpés au laser, ces installations proposent au regard du spectateur différents échantillons graphiques auquel l’artiste a recours.

Ses créations récentes rendent compte d’une pratique maîtrisée. Elle résulte de l’élimination graduelle de plusieurs « manières » de faire art : la figuration, mais aussi la surcharge inutile et la symbolique appuyée à l’excès.

Dans ses dessins, l’artiste tend à l’allègement, à la structure, au jeu visuel des forces entre elles, à l’interaction des effets plastiques, à leur dialogue interne. Toute forme abstraite incluse dans ces compositions d’écran d’ordinateur n’advient qu’après une sélection rigoureuse.

« Un regard paresseux s’appliquant aux compositions de Rodolphe Barsikian sera tenté d’y voir un imbroglio esthétique de compositions sans rime ni raison – mandalas délirants ? Masse hasardeuse de configurations graphiques dénuées a priori de sens ? L’impression formée, alors, a toutes les chances de plaider pour le grand fourre-tout esthétique, le n’importe quoi. Le tableau ? Pour sûr, celui-ci aura servi à l’artiste de défouloir. Un peu à la manière dont Jean-Michel Basquiat griffonnait au hasard de ses toiles comme l’envie lui en venait. Un peu comme un Cy Twombly, qui compilait sur ses toiles des gribouillis sans chercher nulle logique. » écrit l’historien d’art Paul Ardenne.

A propos de l’Artiste

Né en 1977, Rodolphe Barsikian a grandi à Sarcelles, dans un milieu cosmopolite.

Sa passion pour le dessin ne naît pas du hasard. Enfant, il passait des journées entières, dans l’atelier de confection textile de son grand-père maternel. Celui-ci lui transmet une partie de son héritage culturel arménien.

Rodolphe Barsikian étudie le graphisme à Paris et suit l’enseignement artistique de l’Institut Supérieur des Arts Appliqués (LISAA), après des études à l’Ecole Professionnelle Supérieure d’Arts Graphiques (EPSAA).

C’est là qu’il rencontre des professionnels du graphisme peu académiques mais reconnus pour la plupart : l’artiste Stéphane Calais et Rocco illustrateur à Libération. Et surtout Maria Arnold, peintre suisse devenue graphiste et connue pour avoir animé le collectif militant GRAPUS, des graphistes actifs en banlieue parisienne dans la foulée de Mai 68, qui influencera profondément son itinéraire artistique.

Un temps styliste dans le domaine vestimentaire puis graphiste professionnel, Rodolphe Barsikian se partage bientôt entre vie active et création personnelle. Il invente peu à peu son propre style. Ses compositions sur ordinateur, dessinées en « vectoriel », se nourrissent de schémas spécifiques, que l’artiste tisse entre eux, en les reliant par un fil émotionnel.

Il a fait le choix d’utiliser le numérique, dans une volonté de dématérialiser la matière graphique, thème central et esthétique de son œuvre. Si son écran d’ordinateur a supplanté la toile du peintre, c’est à la main qu’il crée sur cet outil toutes les formes, tous les tracés qui orientent ses créations.

Il a participé à plusieurs expositions collectives, avec ses « Obsessions Vectorielles » avant de présenter pour la première fois une rétrospective de ses œuvres en mars 2021 à Paris.

Une monographie réalisée par l’écrivain et historien d’art Paul Ardenne (Edition La Muette / Le Bord de L’Eau – 160 pages) est éditée à cette occasion et sera disponible en librairie dès janvier 2021.

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